Trafic d'espèces protégées : 2 Trafiquants de Chimpanzé mis aux arrêts

Les jeudi 10 et samedi 12 décembre 2020, une vendeuse de chimpanzé et son fournisseur ont été arrêtés par l’UCT (Unité de lutte contre la Criminalité Transnationale) et le MINEF (Ministère des Eaux et Forêts) avec l’appui technique d’EAGLE-Côte d’Ivoire à Abidjan. Le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest est une espèce en danger critique d’extinction, selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) dont la détention et la commercialisation sont strictement interdites.

Le jeudi 10 décembre dernier, les équipes de l’UCT et du MINEF avec l’appui technique d’EAGLE Côte d’Ivoire arrivent à retrouver les traces d’une dame de 43 ans recherchée pour vente d’animaux protégés. Elle est arrêtée en flagrant délit de vente d’un bébé chimpanzé d’Afrique de l’ouest et conduit à l’UCT. En plus du chimpanzé, elle possédait chez elle, d’autres animaux notamment deux guib harnachés et une civette. Rappelons que le chimpanzé d’Afrique occidentale est une espèce entièrement protégée.

Après quelques temps, la piste de son fournisseur a été rapidement retrouvée. Ce dernier s’avère être un trafiquant majeur d’espèces protégées depuis des années... Le fournisseur est arrêté non loin de son magasin de vente ou il y possède plusieurs cages qui contenaient diverses espèces d’oiseaux, des oies, des paons, des mangoustes et des perroquets Timneh.

La détention et la vente des chimpanzés et des timneh (des espèces entièrement protégées) sont interdites par l’Etat Ivoirien. Cette interdiction est perceptible à travers la loi numéro 65-255 du 04 août 1965 modifiée et complétée par la loi numéro 94-445 du 16 août 1994 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Les deux prévenus ont été déférés le mercredi 16 décembre 2020 et placés sous mandat de dépôt. Les deux suspects ont été placés sous mandat de dépôt et l’affaire pour laquelle ils sont poursuivis a été classée ‘’flagrant délit’’,. S’ils sont donc reconnus coupable des chefs d’accusations qui pèsent contre eux à savoir : infraction à la législation sur la faune ; détention, transport et commercialisation d’espèces protégées ils risqueraient entre deux (2) à douze (12) mois d’emprisonnement avec une amende allant de 3000 F CFA à 300.000 F CFA chacun.

Parlant de la situation des chimpanzés, Sarah Crawford, Directrice de l’ONG Akatia (Organisation pour la conservation des chimpanzés) affirmait : « il faut d’abord empêcher les gens d’acheter les chimpanzés ». Et ce, parce que le chimpanzé n’est pas un animal de compagnie. Il reste un animal sauvage très dangereux et souvent agressif qui à l’âge adulte peut peser jusqu’à 60 Kg. La plupart des gens qui possèdent illégalement des chimpanzés sont obligés de s’en débarrasser une fois grand car ils deviennent ingérables. Elle poursuit encore en disant : « pour un bébé chimpanzé capturé, c’est un groupe d’au moins 6 à 10 individus tués ». Ce qui dénote de la gravité de la situation dans laquelle se trouve les chimpanzés. A ce rythme, si rien n’est fait, la population de chimpanzé restante risquerait de disparaitre de l’Afrique occidentale.

Selon Sarah Crawford, la Côte d’Ivoire comptait entre 8000 et 12000 chimpanzés, il y a 29 ans. Aujourd’hui, on n’en dénombre moins d’un millier. Ce qui fait du chimpanzé une espèce entièrement protégée par l’annexe 1 de la convention CITES.

EAGLE-Côte d’Ivoire

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Commentaires

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