Interview / Anacarde : Pour obtenir un bon rendement en amande, un expert sort des secrets

Ingénieur des techniques agricoles et Coordonnateur national adjoint, chargé des filières Coton, Anacarde, Mangue et Foresterie, Soro Klotioloma que nous avons rencontré dans son fief à Korhogo donne des recettes à observer afin d’avoir un bon rendement en amande.

Quelles sont les bonnes pratiques qu’un planteur d’anacarde doit respecter ?

Les bonnes pratiques regroupent le nettoyage, puis la fertilisation de la plantation. Le traitement phytosanitaire contre les maladies et les insectes. Laisser les fruits tomber eux-mêmes de l’arbre, ramasser ceux qui sont bon et automatiquement séparer les noix de la pomme et faire le séchage. Pendant le séchage, il faut faire le triage. Après le séchage et triage, il faut les mettre dans les sacs mis à la disposition des producteurs par le Conseil du Coton et de l’Anacarde. Il faut surtout éviter les sacs en plastiques qui eux conservent la chaleur et donc déprécient la qualité. Quand vous avez mis dans les sacs, il faut les mettre dans un magasin bien aéré, bien étanche et ensuite procéder à la vente de vos produits. Si nous respectons cette procédure, nous pouvons relever le KOR (ndlr : rendement en amande). Quand le KOR est faible, c’est qu’il y a des noix de mauvaises qualités dans le stock. Raison pour laquelle nous conseillons toujours aux producteurs de trier et extraire les noix défectueuses et ne conserver que les noix de bonnes qualités. Par ailleurs, nous leur demandons d’aller aux séances de formations organisées par l’Anader sur le terrain. C’est au cours de ces rencontres qu’on apprend à reconnaitre les noix de bonnes qualités. Bien que nous soyons premier producteur mondial de cajou, nous ne sommes pas mieux lotis en termes de qualité. Et c’est ce défi que nous voulons relever afin que l’année prochaine, on puisse atteindre un KOR 49 au moins. Parce que nous sommes en train d’osciller entre 47 et 48.

Y a-t-il une politique mise en place pour le renouvellement du verger ?

Des producteurs ont renouvelé leurs vergers sans le respect des bonnes pratiques. C’est-à-dire, sans le respect des distances entre les arbres qui est de 10 mètres. Des producteurs ont créé des plantations avec moins d’un mètre entre les arbres. Et on se retrouve avec plus de 1000 arbres par hectare là où il faut 100 arbres. Aujourd’hui, l’Etat a bien voulu mettre à leur disposition des moyens matériels afin de les aider à abattre le surplus d’arbres. Ensuite on fait le traitement phytosanitaire, ainsi que les apports d’engrais. Il y a un engouement, quand-même le coût est élevé. Parce qu’un hectare coûte autour de 100 à 125 000 F. Mais l’Etat a bien voulu subventionner ce programme de réhabilitation des vergers pour les volontaires. Cependant, à un certain moment, l’Etat ne pourra plus continuer. Les producteurs doivent pouvoir eux-mêmes assurer la relève. Nous, nous ne faisons qu’un à deux hectares. Quand le producteur voit le bien fondé, le gain par rapport à ce que nous avons réalisé, il doit pouvoir poursuivre la réhabilitation de son verger.

Disposez-vous suffisamment d’agents d’encadrement sur le terrain ?

Spécialement pour l’anacarde, nous avons 274 conseillers agricoles pour la zone de production, plus 35 techniciens spécialisés pour la supervision des activités d’encadrement des producteurs. Mais de plus en plus, la zone de production est en train de s’étendre vers les villes de Duekoué, Soubré, Gagnoa, Oumé, etc. Il faut donc voir comment envoyer des agents dans ces zones-là pour la poursuite de cette opération. Car, ce sont des zones favorables au développement de l’anacarde.

Réalisée par Evariste N’Guessan

Envoyé spécial à Korhogo        

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Commentaires

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