Amélioration et préservation de la qualité des noix brutes de cajou : Le Conseil Coton-Anacarde au front

La direction générale du Conseil Coton-Anacarde est au front. Objectif, sensibiliser non seulement les producteurs de la filière anacarde sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de Cajou. Mais aussi encourager les acheteurs à respecter le prix bord champ de 305 F/kg, en ce qui concerne la campagne de commercialisation 2021.

La réforme des filières Coton et Anacarde engagée par l’Etat de Côte d’Ivoire depuis 2013 avait pour objectifs d’apporter des réponses durables aux maux qui minaient les deux filières, notamment le faible rendement des plantations, la mauvaise qualité des produits et la faible rémunération des acteurs, spécifiquement les producteurs qui sont le maillon faible de la chaine de valeur. Pour ce qui concerne la filière Anacarde, dont le prix bord-champ vient d’être fixé à 305 FCFA pour la campagne de commercialisation 2021, le Conseil Coton-Anacarde a engagé plusieurs initiatives visant à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés. Notamment, la mise en œuvre du conseil agricole dédié aux producteurs d’anacarde ; la multiplication et la diffusion de plants greffés ; la mise en œuvre du Programme national de recherche sur l’anacardier (PNRA) ; la mise à disposition des acteurs de la sacherie, etc. Toutes ces initiatives ont contribué à atteindre des résultats forts encourageants au niveau de la filière. Ainsi, de 500 000 tonnes en 2013, la production nationale de noix de cajou est passée à plus de 850 000 tonnes en 2020, consolidant ainsi la position de leader mondial qu’occupe la Côte d’Ivoire depuis 2015 au niveau de la production de noix brutes de cajou. Quant au taux d’humidité moyen, il est passé de 9,6% en 2013 à 8,4% en 2020. Pour la campagne 2020, environ 297 milliards FCFA ont été distribués aux producteurs.

D’énormes défis à relever

Malgré ces performances, la filière anacarde reste confrontée à d’énormes défis, notamment celui de la qualité. En effet, si le taux d’humidité moyen national a connu une amélioration sur la période 2013-2020, l’évolution des autres paramètres liés à la qualité (KOR, grainage et taux de défaut) s’est faite en dent de scie. La moyenne nationale en KOR est ainsi passée de 46 en 2013 à 48 en 2014 et 2015 avant de baisser à 46,8 en 2019. En 2020, le KOR moyen national était de 47,4. Pendant cette campagne, des résidus de pommes ont été observées sur des volumes importants de noix de cajou, nécessitant le recrutement d’une main-d’œuvre supplémentaire par les exportateurs. Comme pour toutes les autres spéculations, la qualité reste le facteur déterminant du prix de vente et achat des noix de cajou au niveau international. Les principaux paramètres de qualité  pris en compte sont ceux cités plus haut à savoir le grainage, le taux de défaut, le taux d’humidité et le taux de rendement en amande appelé KOR (Kemel Outturn Ratio).

Le Conseil Coton-Anacarde au front

Une mission de sensibilisation des acteurs de la filière anacarde sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de Cajou en ce qui concerne la campagne de commercialisation 2021 sillonne depuis quelques jours, toutes les zones de productions. De la région du Poro à celle du Tchologo, en passant par le Worodougou, le Béret et la Bagoué, les émissaires du Conseil Coton-Anacarde ont invité les producteurs à respecter toutes les bonnes pratiques de récolte et post récolte avant de commercialiser leur production. Notamment, bien séparer les pommes des noix sans laisser de résidus, avant de bien sécher, bien trier et stocker les noix dans des endroits adéquats en attendant de les commercialiser. ‘’ Chers parents producteurs, après toutes ces opérations, ne vendez pas vos produits en dessous du prix minimum de 305 FCFA annoncé par l’Etat de Côte d’Ivoire pour cette campagne de commercialisation 2021’’, a indiqué à l’étape de Korhogo, Mamadou Berté, directeur général adjoint dudit conseil. Rappelons que la région du Poro a réalisé en 2020, une production de 91 607 tonnes, soit 7% de la production nationale. Quant aux 12 sous-préfectures de la région du Tchologo, elles ont réalisé une production de 22 829 265 tonnes de cajou.

Evariste N’Guessan

Envoyé spécial     

 

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Commentaires

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