Processus de fixation des matières premières : la grogne des producteurs ivoiriens

Il n’y a plus d’idylle entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les producteurs. Ces derniers dans leur ensemble dénoncent la gestion calamiteuse et solitaire de leur richesse, par l’entremise des différents directeurs généraux parachutés par les autorités en place. « L’Etat s’est accaparé de nos filières et les gèrent à sa guise en pillant la richesse de nos parents », soutient notre interlocuteur.

« De façon générale, quand vous n’avez pas conçu un projet et que vous n’avez pas été impliqués dans sa mise en exécution, vous ne pouvez pas faire un bilan », affirme M. Jean Michael Armand Kouassi, président du forum national des jeunes planteurs de Côte d’Ivoire. Allusion faite au bilan de la filière Cacao fait par son directeur général Yves Brahima Koné le mardi 31 mars 2020.

Le mal de cette filière est que depuis 2011-2012, « l’Etat s’est arrogé des prérogatives exorbitantes en décidant à la place des producteurs », renchérit-t-il, avant de poursuivre. « Quand j’entends le directeur général du Conseil Café-Cacao dire qu’en dépit de la décote de 200 f, l’Etat maintient le prix de la campagne intermédiaire bord-champs du kg de cacao à 825f, je suis écœuré ».

Et un autre de s’interroger ; « Lorsqu’il y a une hausse au plan international, est-ce que l’Etat a une fois augmenté la quote-part des producteurs ? Ça passe inaperçu ». « Nous, producteurs ou enfants de producteurs, nous ne sommes pas contents de nos autorités car depuis 10 ans, nos différentes filières agricoles ont pris un coup » soutient M. Kouassi Armand, par ailleurs planteur à Soubré. « De la manière qu’Anaproci a rendu compte de sa gestion eux aussi, nous rendront compte », conclut-il.

Rappelons que la campagne principale de cacao qui vient de s’achever a été difficile dans toutes les zones de production. Le changement climatique qui a occasionné les feux de brousse, ainsi que le manque de financement et les difficultés d’évacuation des produits dus à l’impraticabilité des pistes ont mis beaucoup de producteurs en difficulté.

Selon les experts, la campagne intermédiaire risque d’être encore plus difficile à cause des ravages occasionnés par les feux de brousse. La Côte d’ivoire a fixé le 31 mars, le prix bord champ des fèves de cacao à 825 francs CFA le kilogramme à payer aux producteurs pour la commercialisation de la récolte de la campagne intermédiaire 2019-2020, qui a démarré ce 1er avril. Il demeure inchangé par rapport à la campagne principale qui s’est achevée le 31 mars dernier.

Kpazin Luc


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Commentaires

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